Tout le monde utilise l’IA. Des enfants aux adultes, tout le monde est touché. De par sa facilité d’usage et ses performances qui s’améliorent de jour en jour, elle est devenue un indispensable de la vie de tous les jours, au travail comme à l’école et même à la maison. Elle est omniprésente. Plus besoin de vous citer ses références que tout le monde connaît désormais : ChatGPT, Gemini, Claude, etc.
Et le pire (ou le mieux) dans tout ça, c’est qu’il y en a pour tout : l’écriture, le code, la stratégie, le graphisme, le branding et bien plus encore. Pour certains, c’est même devenu un peu comme une drogue : ils n’arrivent plus à produire quoi que ce soit sans consulter l’IA. En passant outre ses bienfaits et ses défauts, une chose est sûre : on en voit partout.
L’inondation du « Faux » et la crise de confiance
On en voit partout que, depuis un petit moment maintenant, les réseaux sociaux en sont inondés. Des textes aux images en passant par les vidéos, tout y passe. Le problème avec ceci, c’est que beaucoup de gens commencent à réaliser l’impertinence de ces publications et s’en lassent. La faute à un cynisme généralisé et omniprésent. On ne fait bientôt plus la différence entre ce qui est fait par un être humain ou par une IA.
Ce phénomène, on l’appelle « la crise de confiance ». Ainsi, quand on parle de l’effondrement des réseaux sociaux, on ne parle pas d’un manque d’intérêt ou d’utilisateurs. On parle de son effondrement sous le poids du faux. On pourrait même dire que la confiance ou le « fait par un humain » est la nouvelle monnaie rare. C’est peut-être une opportunité à prendre ?
1. Le « Dead Internet Theory » devient une réalité business
Mais quels sont les différents canaux qui expliquent la perte de confiance des usagers des plateformes de réseaux sociaux ?
Le premier est répandu depuis un petit moment déjà : c’est l’invasion des bots sur les plateformes. Plateformes de discussion, mails, applications de rencontre et bien d’autres… tous y sont soumis. Ça nous est tous et toutes déjà arrivé d’être livrés à un contact avec un bot sur les réseaux sociaux, un facteur très influent de la perte de confiance. L’arrivée de l’IA a amplifié ce phénomène par 10 : ils sont maintenant capables de simuler plusieurs milliers d’interactions humaines (des likes, des commentaires) pour seulement quelques centimes.
Le saviez-vous ? Selon le rapport annuel d’Imperva (Thales), les « Bad Bots » (bots malveillants) représentent désormais près de 32% de tout le trafic internet mondial. Si l’on ajoute les bons bots, c’est presque la moitié d’internet qui n’est pas humaine.
Le deuxième facteur de la perte de confiance, c’est le spam de contenu. Ça vous est déjà arrivé de retomber plusieurs fois sur le même poste ou sur la même vidéo ? Ou tout simplement de voir des gens « spammer », c’est-à-dire poster jusqu’à 10 fois par jour des contenus redondants et sans fond, qui sentent le ChatGPT à 30 kilomètres à la ronde ? À force de faire cela, les postes à contenu frauduleux envahissent les plateformes. Plus rien n’est intéressant ou ne reflète un minimum de travail humain.
La conséquence ? À force de poster toujours plus, avec de moins en moins de réflexion derrière et de sujets intéressants, les algorithmes des plateformes durcissent le ton de visibilité et les utilisateurs se replient, ne prêtant plus vraiment attention à aucun type de contenu.
2. Le radar à bullshit : l’audience a évolué
C’est sans précédent : l’audience a évolué. Elle est devenue un radar à bullshit. Les images de synthèse beaucoup trop lisses, les textes parfaits avec toujours le même ton et la même structure de phrase ou de paragraphe font fuir les utilisateurs. Il est devenu simple, surtout pour les jeunes et les professionnels utilisant beaucoup l’IA, de reconnaître facilement ces patterns (motifs) à force de les voir.
La plupart du temps, quand quelqu’un voit que votre contenu est fait par IA, il ne se dira pas : « Oh cool, il est actuel et utilise les technologies du moment ». Il se dira plutôt : « Oh, il n’est pas capable de faire ce poste seul » ou « Ça ne vient pas de lui, comment je pourrais le croire ou lui faire confiance ? ».
En 2026, les utilisateurs veulent de la preuve sociale, un contact d’humain à humain. Cela passe par des vidéos brutes, des coulisses, des avis précis, son propre ton de langage et tout ce qui peut se rapporter à l’humain. C’est d’autant plus ce type de contenu que les algorithmes préfèrent désormais.
L’Union Européenne, via l’AI Act, impose désormais une transparence accrue. Les utilisateurs sont de plus en plus éduqués à identifier ce qui est généré artificiellement, renforçant ce besoin d’authenticité certifiée humaine.
En somme, le danger pour les PME, c’est de trop utiliser l’IA au point où vous devenez invisible, ou pire, suspect. À force de trop en faire, vous devenez un simple mouton au sein du troupeau, alors que vous, ce que vous voulez, c’est être le loup face à vos concurrents. C’est la même chose pour vos futurs clients, prospects ou leads. Ils veulent collaborer avec un loup, pas avec celui qui suit le troupeau à l’aveugle sans savoir vraiment quoi faire, au point d’en devenir invisible, juste un parmi les autres .
3. Redevenir l’humain qu’on était
Pour garder ou reconquérir ce qui faisait votre force, votre identité, il vous faut établir une stratégie digitale anti-IA, ou du moins, en diminuer l’usage visible.
Un premier format que vous pouvez adopter est la vidéo face caméra. C’est le seul format qui ne peut pas encore être totalement simulé par l’IA sans que cela se voie. Le regard, l’hésitation, l’accent du terroir Suisse 😉 deviennent des atouts. Au sens plus large, toute vidéo de plusieurs secondes montrant des collaborateurs, avec des expressions faciales humaines ou autres, ne peut pour l’heure en aucun cas être remplacée par l’IA de manière convaincante. C’est votre atout pour amener de manière authentique et identitaire votre patte 100% humaine à vos contenus.
Un deuxième outil pour éviter d’être pénalisé : l’expertise vécue. Au lieu de simplement donner une information froide, parlez de votre expérience réelle et concrète. Ne dites plus comment faire X, mais racontez comment vous avez raté X ou comment vous avez résolu Y. Cela apporte de la personnalité dans votre approche et rend le contenu propre à vous. Même avec un texte rédigé par IA, retravaillez-le pour ajouter votre part d’expertise. Et faites-le tout le temps, tous les jours. C’est vous qui devez donner l’opinion et l’expérience vécue. Résultat : un poste unique en tout temps.
Privilégiez un retour au physique et au local. Pour encrer encore plus votre entreprise parmi celles qui ont compris comment sortir de la boucle de l’IA, misez sur le réel. Pour les entreprises romandes, la confiance se gagne dès maintenant en liant le numérique au réel.
Produisez plus d’événements physiques et parlez-en.
Améliorez votre fiche Google Business avec de vraies photos de l’équipe, de vos locaux et de votre quotidien.
On doit voir que votre entreprise vit et qu’elle va bien. Ne faites pas que du 100% digital et liez-y un peu plus de concret. C’est l’une des meilleures publicités pour votre entreprise en ce moment.
Conclusion
Vous l’aurez compris à la suite de cette lecture : en 2026, on ne gagne plus la guerre de l’attention par le volume. Cette fois, on la gagne en restant nous-mêmes, en restant vous-mêmes. Vos idées les plus folles feront sûrement la différence, contrairement à votre flemme de faire mieux qui, elle, à coup sûr, vous coulera.
Cependant, faites attention : oui, rester vous-même et apporter plus de « vous » et moins d’IA dans vos postes vous donnera une longueur d’avance, mais cela ne veut pas dire qu’il faut négliger ou bouder cette nouvelle technologie. Utilisez-la, mais n’oubliez jamais de rajouter votre touche personnelle. Un bon contenu, c’est 80% vous et 20% d’IA maximum !
Marre de crier dans le vide ? On vous aide à remettre de l’humain dans votre stratégie. Contactez-nous ou réservez un appel téléphonique de 15 minutes dès maintenant sur notre page « contact ».